Parmi les vingt films en compétition pour la Palme d’Or à Cannes, six sont français, un chiffre exceptionnel, signe d’une vitalité du cinéma tricolore à l’heure où il est attaqué de toutes parts. Exil de notre star nationale, Gérard Depardieu, salaires stratosphériques des acteurs, système de subvention sclérosé, essoufflement de la créativité, sont autant de critiques qui laissent entendre que le cinéma français n’est pourtant pas en bonne forme. Que croire : La sélection cannoise ou les cris de l’industrie cinématographique ? L’exception française, cette volonté de soutenir financièrement l’art qui sort des sentiers battus, est-elle en perte de vitesse ?